Atelier de restauration d'objets d'Art Adresse : 39 rue Gay-Lussac 75 005 Paris
- Contact
(+33) 06.02.24.35.34
- Zone de services
Paris & Île-de-France • Atelier : 39 rue Gay-Lussac Paris 5
- Adresse e-mail
atelier.am.moreau@gmail.com
« Quand un bon sculpteur modèle des corps humains, il ne représente pas seulement la musculature, mais aussi la vie qui les réchauffe. » Auguste Rodin
« L’offrande », une statue en terre cuite signée Marcel Bouraine
« L’offrande » est une statue en terre cuite d’une trentaine de centimètres réalisée par le sculpteur français Marcel Bouraine (1886-1948) vers 1930 représentant une jeune femme au creux de deux grandes mains. Influencé par Falguière, son premier maître, qui cherche à réintroduire la réalisme dans la sculpture, puis Auguste Rodin avec qui il collabora, Bouraine fit des nus féminins une de ses spécialités dans les années 20-30. La finesse de la courbe et du dessin de cette sculpture donne un mouvement très spontané à ce nu dont la délicatesse est accentuée par le choix de la terre cuite.
La restauration, une histoire d’héritage
Un objet d’art qui a été restauré va toujours subir de nouvelles interventions. Notre action consiste donc souvent à analyser les matériaux utilisés dans les précédentes restaurations et à les remplacer si nécessaire. Ce cycle de restauration dans l’histoire de l’objet dépendant de la stabilité des matériaux utilisés nous pousse à respecter un autre principe dans notre déontologie qu’est la réversibilité, afin qu’une nouvelle restauration puisse être effectuée dans le futur.
Cet objet avait déjà été restauré. Force est de constater que le travail précédent était de qualité : aucun décalage, pas de débordements, pas de rayures et une retouche minimaliste. Mais comme tous matériaux, ceux présents sur la terre cuite avaient vieilli, et il était temps de les alléger et de les remplacer. Le travail a donc consisté à nettoyer l’ancienne retouche, alléger la surface des comblements présents et retravailler la surface. Le collage et les comblements de fond étant encore stables et bien protégés, il n’était pas nécessaire de les retirer.
La retouche a été réalisée à la gouache, choisie pour sa matité et sa stabilité à la lumière. Chaque couche de peinture fut protégée avec un vernis mat afin d’éviter leur fusion entre elles, la gouache étant une peinture à l’eau. La retouche d’une terre cuite se fait progressivement en jouant à la fois sur les couleurs et la matité de la surface.
Galerie Photo